Oh, la vieille photo.. Ca fait un an. J'ai changé.
J'ai besoin d'écrire. J'ai jamais d'inspiration pour écrire des articles, pour des commentaires j'en ai toujours, j'ai surement écris les plus long commentaires du monde, mais les articles, c'est rare que je sois inspirée. Peut-être parce que quand j'écris un commentaire, j'ai plus l'impression de parler à quelqu'un, quelqu'un qui me lis, même si ca n'a aucun sens. Mais un article, j'ai beaucoup plus l'impression de parler seule. Mais merde, là, c'est un besoin. Si j'écris dans ce blog c'est pas pour etre lu, c'est pas pour vous. Si j'ai un blog c'est pour moi, principalement pour moi. Pour me défouler quand j'en ai besoin. Pourquoi je fais pas comme souvent, pourquoi j'écris pas sur word des choses que jamais personne ne lira tellement elles sont personnelles, va savoir. Aujourd'hui je sais de quoi je vais parler, sans savoir les mots que je vais utiliser, ce qui est rare. D'habitude je réfléchis en avance à ce que je vais dire, d'ailleurs en général si j'écris des articles, c'est que j'ai préparé des choses dans ma tête que j'ai envie d'écrire, mais la non. Je sais clairement à quoi je pense en ce moment, mais comment l'exprimer et quels sont les bons mots, j'en ai franchement aucune idée.
Je pense que ce qui s'est passé en mars, c'est la meilleure chose qui nous sois arrivé. C'est surement salop de penser ca, parce que de l'autre coté, c'est surement la pire chose. J'ai l'impression de ne penser qu'a moi à chaque fois que je suis heureuse, parce que je sais qu'elle, elle ne l'est pas. Je suis aussi consciente que comparer mon bonheur au sien est idiot, parce qu'on est dans deux cas extremement differents. A sa place non plus, je ne serai pas heureuse. Mais elle doit etre la forte, et moi la faible. C'est la mère, je suis la fille. La soutenir n'est pas mon role, tant mieux, parce que j'en suis incapable. Mais j'ai souvent l'impression qu'elle m'en demande trop, elle pleure, je dois la consoler, mais c'est impossible. J'ai absolument pas les mots pour ca. Alors merde, moi aussi je pleure, je m'en veux de ne pas pouvoir l'aider, et de rester heureuse sans qu'elle le soit. Elle pleure, je pleure. Elle est malheureuse, je suis heureuse. Avec un peu de Recul, tout ca n'a aucun sens. Mais avec encore plus de recul, c'est pas ma faute, c'est la faute de personne. Je suis heureuse, et je m'en veux. Bref, mis à part ce coté négatif, je me dis que j'ai vraiment de la chance.
Chaque jour je ris de voir mon pere l'éduquer comme il nous a éduqué. Je me réjouis de pouvoir voir ca d'un point de vue exterieur, j'aime me rendre compte chaque jour un peu plus d'à quel point il est génial. Ca m'aide à me souvenir. Quand il lui fait répeter le mot "Autonomie" en détachant les syllabes, que je l'entend le répeter pour elle meme en jouant aux barbies, ca me rappelle quand c'est nous qui devions le répeter, et qu'il nous sortait pas de la tete ce mot, AU-TO-NO-MIE. C'est un exemple comme un autre. Mais cette vie me rappelle mon envance, et j'aime ca.
Des fois, notre vie à trois me manque. Nos petites habitudes, notre appart tout mignon qu'avait quelque chose de maladroit avec tout ces trucs de style totalement differents, Papa qui n'aimait que nous, qui nous consacrait tout son temps, mais qui savais pas trop comment s'y prendre, parce que c'est un homme, et qu'on est des filles, lui aussi il avait quelque chose de maladroit, qu'il a toujours, mais beaucoup moins. Mais maintenant, je dois partager, il a trois personnes de plus à aimer. Et je n'en suis pas jalouse, je suis plutot reconnaissant envers lui, qu'il nous offre cette vie. Si je dis que c'est surement la plus belle chose qui nous sois arrivée, c'est parce que je sais que ca nous aide tous à évoluer. C'est ce qu'il nous fallait, cette vie. Il n'y a franchement pas de quoi se plaindre. Un appart sublime dans l'hyper centre de toulouse, une nouvelle famille qu'on connait depuis la naissance et qu'on a toujours apprécié, maintenant encore plus, un chat musclé. Ca parrait peu, et ca se décrit en une phrase. Mais vous n'imaginez pas à quel point ca fait bizarre, de vivre avec des gens qu'on connait depuis toujours en tant qu'amis, quand t'aurai tout imaginé, sauf ca. Il nous a fallu tellement peu de temps pour nous habituer, ca me choque toujours. J'ai l'impression de mener cette vie depuis plus de temps que j'existe. Maintenant, ces gens, ils font parti de moi. Comme dans la chansons de Kyo. La vie à 4 ne me manque pas, parce que je m'en rappelle beaucoup moins. Pour moi, c'est un passé bien enfoui, je me rappelle de pas mal de choses, mais pas assez. C'est surtout que je me rappelle de choses qu'on aurait pu vivre à 3, ou 6. Je n'ai pas de souvenir de choses qu'on a fait à 4. Comme une sortie, quelque chose de spécial. Peut-être parce qu'on était rarement 4. Ou peut-être parce que j'ai la mémoire qui flanche, j'me souviens plus très bien. Décidemment, j'aime bien les vieilles chansons que plus personne ne chante. Je ne veux pas oublier. J'ai peur d'oublier. Mais je sais bien que je ne peux pas l'oublier, cette periode que j'ai tant pleuré.
C'est une des trois partie de ma vie. De ma vie jusque là, biensur, parce qu'elle n'est pas fini. On etait 4, puis 3, et maintenant 7. Peut-être que dans 5 ans on sera 8. Et dans encore plus d'années, on sera tous morts, on ne sera plus. Mais on a encore le temps d'exister, on a encore le temps de s'aimer. On a aussi le temps de regretter, et le temps d'oublier.
Oui, voila. On a le temps.