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"Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson, ce qu'il faut de sanglot pour un air de guitare.. Il n'y a pas d'amour heureux."

"Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson, ce qu'il faut de sanglot pour un air de guitare.. Il n'y a pas d'amour heureux."
Vendredi dernier, ca m'a fait vraiment bizarre de revenir, après tout ce temps. Je me suis rendu compte que vous êtes 3 des rares personnes qui font parties de mon passé autant que de mon présent. Enfin, autant, peut-être pas, mais en tout cas presque. J'avais jamais réalisé que ça fait tout ce temps qu'on se connait, et à quel point on avait changé. Pour moi c'etait naturel, ca vennait tout seul. On se connait depuis longtemps, on est d'anciens voisins, et on s'aime encore. Je ne cherchais pas plus loin.
Mais quand je suis venue, que je me suis assise au bar, et que ta mère m'a demandé si j'allais bien, de la même facon qu'elle me l'a toujours demandé, ca m'a fait bizarre. Ca m'a fait un choc, j'avais jamais réalisé. Je sais pas comment l'expliquer. Avant j'allais presque tout les jours, m'asseoir sur cette chaise, en discutant avec Titine de cindy et Gautier qu'étaient amoureux. Mais là, j'avais rien a dire, j'avais plus l'impression de la connaitre. Quand je me dis qu'ils m'ont vu minuscule, que eux, c'est mon passé lardennais, quand je me rappelle de tout ce qu'ils ont fait pour moi, et que moi je suis la, assise sur cette chaise, avec 9 années de plus que la premiere fois qu'on s'est vus, et que j'ai rien à répondre à son "quoi de neuf", parce que j'ai plus l'age de raconter que mon ami Paul est genti et que jeudi soir je suis allée au cinéma avec Lisa, parce qu'elle s'en foutrait totalement. Alors, ben quoi de neuf, ben rien. J'étais mal à l'aise, j'avais l'impression d'être une tache, que c'était ma faute si j'avais grandit, j'avais l'impression qu'elle me reconnaissait plus. Mais après, au bout de 5 minutes, je reprend l'habitude. Ca redevient comme si ça avait toujours été comme ca. Que je n'avais pas déménagé 6 fois depuis qu'on était voisin, que je vennais encore tout les jours boire un vers de jus d'orange en racontant ma vie, puis qu'on montait à l'étage avec Kéké, se raconter nos amours, comme à l'ancien temps.
Et quand, au retour, on a passé le portail en voiture avec maman, qu'on a du attendre 5 minutes que le portail soit completement ouvert, comme avant, je me suis dis que finalement, tout ca me manquait.
Ce vieux portail, ce grand jardin avec les plantes bizarres avec les quelles on jouait quand il faisait beau, la petite pente d'un metre qui parraissait si grande sur la quelle on glissait en roller, Papa & Maman.

MERDE, J'AI GRANDI.

# Posté le samedi 17 janvier 2009 09:02

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